Partie 2: Des montagnes et des lacs

EcosseLa West Highland way

Les montagnes d’Ecosse…. Depuis longtemps je me les imagine, les foulant de mes pieds, tout en me sentant isolé, que se soit au milieu de la nature ou à l’intérieur de moi-même.

Et bien c’était parti !!!

Nous avions repéré par avance deux circuits de randonnée traversant les montagnes jusqu’à Inverness : La West Highlands Way, qui démarre de Milgavie et termine à Fort William tout en suivant au début le lac lochmond et montant progressivement à travers une partie des Highlands, puis la Great Glen Way  démarrant de Fort William et, tout en suivant le fameux Loch Ness, arrive à destination de Inverness. Ces chemins sont assez fréquentés en été mais autant vous dire que en hiver nous ne verront pas grand monde, et cela pour notre plus grand bonheur !

C’est donc après avoir quitté Milgavie, près de Glasgow, que nous nous enfonçons sur les chemins de la West Highlands Way en direction du nord.

La première journée fut très belle, bien que nous étions encore proche de la ville, les montagnes au loin se dessinaient au fur et à mesure que nous marchions. Nous trouvons refuge se soir la chez une famille vivant dans une très belle ferme qui nous propose un bout d’étable. Après nous êtres installé comme il se doit, cette famille nous invite chez elle et nous passons une très bonne soirée à discuter avec eux, et terminons même par goûter au gâteau que un des enfants avait fait pour nous.

Le lendemain, après un bon pti déj apporté sur un plateau, nous repartons sous le soleil !

Le chemin se poursuit à travers des paysages de plus en plus grandioses et bientôt nous arrivons en vue du loch Lomond, un lac magnifique dont la longueur avoisine les quarante kilomètres.

Le soir tombe et aucune maison à l’horizon. Nous étions sur le sentier dans le noir quand tout d’un coup nous entendons des voix  à quelques dizaines de mètres du chemin. Intrigué, nous allons voir de plus près et c’est comme cela que nous faisons la connaissance de quatre Ecossais ayant planté leur tente à côté du lac. Le plus exceptionnelle dans tout cela c’est que parmi cette bande d’amis étant venus passer le week end sous la tente, était présent un enfant de l’un d’eux âgée de…. 3 ans. Plutôt courageux ses Ecossais, surtout qu’il faut que je rappelle que la température avoisinait les – 4 degré la nuit.

Après quelques échanges, nous décidons de planter nos tentes à côté des leurs et de passer la soirée avec eux. La soirée fut magique : tous installés autour d’un grand feu, l’harmonica et les rires en fond sonore, une bière dans la main et le reflet du lac sous la lune. Chose étonnante, nous nous couchons avant l’enfant !

La nuit passé, nous commençons la journée par de bon hot dog que nos amis campeur nous avaient préparé en guise de breakfast.

Le sentier nous fait longer le lac tout en passant par de grandes forêt surplombant l’ensemble du paysage environnent.

Le soir, c’est le même problème que hier : Pas de maisons mise à part une sorte d’hôtel qui, malgré notre proposition d’obtenir un abri contre un peu de vaisselles, n’a pas voulu de nous.

Nous plantons donc la tente dans une petite clairière prés du lac.

Malgré le froid, la soirée autour du feu fut très agréable. Se retrouver tout les trois assis en rond, autour du foyer, en ayant comme seul attente que le riz sur le feu finisse de cuire, puis ensuite attendre que les dernières braises finissent de se consumer avant d’aller se glisser dans les sacs de couchage bien chaud (cela dépend pour qui !).

Le lendemain, nous reprenons le chemin qui nous fais arpenter rives, forêt et petites montagnes ; tout cela en longeant le lac Lochmond dont le charme qu’il dégage semble s’intensifier au fur et à mesure de la marche.

Nos provisions étaient comme disons pratiquement à sec et c’est pourquoi il nous fallais absolument atteindre le prochain village pour faire le plein.

Nous arrivons à Crianlarich, un petit village perdu mais possédant quand même une gare et une petite épicerie.

Mais une fois arrivé prés de cette dernière, nous apercevons le gérant (du seul magasin du village bien sur) qui, après avoir fermé l’entrée à clefs, prend sa voiture et s’en va. Et tout cela alors que l’on était à moins de 100 mètres de son shop avec le ventre vide… Alors que nous commencions à nous préparer psychologiquement à passer une soirée sans manger, nous nous rappelons que les poubelles des magasins sont généralement remplis de tout les produits périmés ou invendables des rayons. Nous allons jeter un petit coup d’oeil et par bonheur, trouvons de véritables trésors : Friands au poulet, pains au fruit sec, pains complet, black pudding, galettes de pomme de terre et bien d’autres choses encore ! Après un rapide tris nous repartons avec nos sacs pleins à craquer.

Je précise que depuis se jour, dés que l’occasion se présente, nous « faisons les poubelles » des divers magasins que nous rencontrons. Certains pourront dire que cela fais clochard ou encore « que c’est dégueulasse » mais pour notre part cela nous fait des surprises en +, ne nous coûte absolument rien et en plus évite que certains produits encore bons partent à la benne.

Nous cherchons pendant plus d’une heure une maison pour nous accueillir mais aucune ne consente à nous héberger. Nous finissons par nous installer dans la salle d’attente de la petite gare du village qui restait ouverte toute la nuit. Ayant un peu dormi à la dure ces derniers jours, il fut très réconfortant de voir que non seulement les WC à côté étaient ouvert (lavage de corps + lessive !!),  puis que à l’intérieur de la salle d’attente se trouvais un chauffage électrique qui nous à permit de passer une merveilleuse nuit. Et quoi de plus beau réveil que de se faire réveiller par un train le lendemain matin !

La journée du lendemain fut ensoleillée et, malgré les 0 degré présent, cela ne nous a pas empêché de faire une longue sieste à la pause de midi (après avoir fait un festin de nos trouvailles d’hier au feu). Le soir, parvenus au abord d’un petit hameau, et comme toutes nos demandes d’abris avaient échoué, nous dormons sous un petit préau d’une vieille école désaffecté.

Il vous faut savoir que Thomas, notre nouveau pigeon, a comme qui dirait un sac de couchage assez limités et cette nuit fut une des plus froides que l’on est connus jusqu’à présent. Autant vous dire que sa à été assez dure pour lui. Mais bon cela ne l’a pas empêché de se lever avant nous pour nous préparer un bon porridge au raisin sec. Règle numéro 32 : Enjoy the litlle thing…

Le froid ayant redoublé d’intensité, l’envie de marcher pour se réchauffer était encore plus présente. Les paysages de la journée étaient à couper le souffle : Au cœur d’un vallon, les montagnes enneigées environnantes nous révélais leur plus belles couleurs.

Les lacs et rivières semblaient scintiller de mille feux au milieu de cette nature sauvage ; des cerfs, seule ou en groupe nous apparaissaient de temps en tant, arpentant leur territoire à la recherche d’herbe fraîche. Et nous, au milieu de toute cette immensité, marchant à la file indienne, perdue dans nos pensées.

La nuit tombant assez vite, nous atteignons en fin d’après midi une station de ski. Nous parlons avec le patron pour savoir si il serait possible qu’il nous trouve un petit endroit  pour passer la nuit mais la réponse est non…

Nous avions repéré dans la station des sortes de grosses cabines où étaient installées à l’intérieur, douche, prises électriques, lavabo et chose importante : chauffage !

Mais bien sur nous ne pouvions pas nous installer directement car on allait vite se faire virer.

Nous nous sommes donc éloignés de quelques centaines de mètres jusqu’à une maison abandonnée ; l’idée était de patienter jusqu’à 21 h environ pour ensuite aller dormir dans les douches (qui restaient ouverte toute la nuit). Le seul problème majeur à cela était le froid qui nous engourdissait peu à peu, nous avons donc fais un grand feu.

Ce moment fut vraiment géniale : après un coucher de soleil magnifique, nous nous retrouvons entouré de montagnes, sous une nuit étoilé de toute beauté.

Le feu agissait comme une sorte d’aura autour de nous, le froid autour était si mordant que nous étions obligé de nous rapprocher de plus en plus du foyer au fur et à mesure que la nuit grandissait. Nous avons passé la soirée à observer le feu crépitant, spectacle envoûtant que je pourrais jamais me lasser de regarder.

Vers 21 h, en catimini, nous rejoignons la station de ski et nous installons dans les douches. Petite lessive à la main, rechargement de batterie, lavage du corps au gant de toilette puis dodo.

Bien que l’on se soit fais réveiller vers 7 h par un skieur voulant prendre sa douche, la nuit fut très réparatrice.

Partis de bonne heure, nous commençons la journée sous le levé de soleil d’où les rayons vinrent colorer les reliefs des montagnes aux alentours d’une douce couleur orangée.

Le sentier monte pas mal aujourd’hui, et nous déjeunons devant un magnifique panorama où nous pouvons apercevoir le prochain village : Kinlochleven.  Au abord de ce dernier, nous faisons la connaissance de Dorotha, une jeune polonaise venue pour voyager et travailler en Ecosse. Après une petite visite du village en sa compagnie nous lui disons au revoir en lui offrant un parfum Français (trouvé dans les poubelles) ; Et commençons notre recherche d’abris.

Leslie nous accueil, mais au lieu de nous faire rentrer chez elle, elle nous emmène carrément dans l’église protestante du village et nous installe à l’intérieur, dans une salle tout équipé.

Un quart d’heure après, elle revient avec un gros sac remplis de victuailles pour nous : Sandwichs, tourte au haggie, gateaux… Wahou…Nous qui n’avions pas forcément mangé à notre faim ces derniers jours, voila que l’on avait trop maintenant.

Le lendemain, le dernier jour sur la West Highlands Ways, après avoir dit au revoir à Leslie, nous reprenons nos chemins.

Cette dernière partie fut absolument majestueuse, nous avancions dans une grande vallée où les moutons semblaient régner en maîtres, le soleil nous chauffait nos corps et, après une pause de midi occupé à lire et à faire la sieste, le Ben Nevis, le point culminant des îles britannique avec ses 1344 mètres d’altitude, nous apparaît au loin, baignant dans les nuages et le brouillard.

Malheureusement nous ne le gravirons pas car d’après certaines personnes rencontré sur la route, la voie serpentant jusqu’au sommet est tellement glissante qu’il nous faudrait des crampons pour parvenir jusqu’en haut.

Nous entrons quelques heures après à Fort William, une petite ville magnifique entouré de montagnes et de lacs où la West Highland Ways se termine.

Ne trouvant personne pour nous accueillir, nous flânons un peu dans la ville jusqu’au soir et rencontrons dans la rue deux jeunes, David et Emily, qui disons étaient légèrement éméchés à la tequila. Nous rigolons pas mal avec eux et voila qu’ils nous invitent à faire la tournée des bars en leur compagnie. Nous passons une soirée assez marante mais autant vous dire que essayer de comprendre l’anglais d’un écossais ou une écossaise bourré relève du défis !

Peu après les avoirs quitté nous dormons à côté des WC public sous une petite avancé.

Après une nuit plus ou moins complète, nous profitons de l’ouverture des toilettes le lendemain matin pour y faire une grosse lessive. Et il y en avais besoin vue la crasse qui c’est écoulée de nos vêtements pas lavés depuis….. longtemps.

La ville, comportant une bonne dizaines de magasins de randonnée en raison de la proximité du Ben Nevis, nous décidons François et moi de nous acheter chacun une petite tente et de renvoyer la grosse par Thomas, qui repartait en France la semaine prochaine. La raison de ce choix est que le fait de vivre en compagnons est assez difficile par moments ; Bien que nous sommes amis de longue date, il vient des moments où l’on n’arrive plus à se supporter. Des périodes comme cela sont inévitables, mais le tout est de savoir gérer ces conflits entre nous.

La tente à deux nous obligeait de dépendre de l’autre chaque jour, et le fait d’en avoir maintenant une chacun nous permet d’avoir une plus ample liberté si jamais l’on vient à se séparer pour quelques jours. Les pigeons voyageur étant un mouvement où chacun réalise son propre projet de marche et de vie, il y a quelques fois des moments où nos choix et nos envies son altérés par ceux de l’autre.

Durant la journée (encore du beau temps !!) nous rencontrons dans le centre ville deux voyageurs Français : Mais alors eux ils nous ont vraiment fait tripper !! En gros c’est deux amis qui sont partis en Ecosse pour marcher une semaine dans les montagnes, mais pour cela, ils se sont équipés comme si ils allaient faire une petite randonné en été. Et comme l’hiver en Ecosse est assez froid autant vous dire qu’ils en ont vraiment chier, surtout au niveau de la nuit où leur simple duvet d’été ne leur suffisait absolument pas !! Les anecdotes qu’ils nous ont raconté nous ont vraiment fait rigoler et je veux préciser que lorsque l’on dit que l’on a eu froid, c’est pratiquement rien comparé à se qu’il ont vécu eux !

Le soir nous demandons l’hospitalité à une église protestante et voila que l’on nous invite à l’intérieur pour une conférence (en anglais…) suivie d’un buffet.

Se fut vraiment une merveilleuse soirée : Après la conférence (on a pas compris grand chose) nous avons chanté du gospel tout ensemble puis avons mangé avec eux pleins de bonne choses. Nous avons vraiment rencontré beaucoup de différentes personnes se soir là.

Après que chaque invité soit parti, on nous installa dans la salle chauffée et il ne nous a fallu pas longtemps pour nous endormir.

Le lendemain matin, nous revoyons nos deux Français et après avoir déjeuné avec eux du bon porridge à côté du lac, nous quittons Fort William en empruntant un nouveau sentier de randonnée : La Great Glen Way.

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Le lac Lochmond

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Nuit dans la salle d’attente de la gare de Crianlarich

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Le Ben Nevis nous apparait enfin

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La Great Glen way

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La journée après avoir quitté Fort William fut assez sympa, nous avons commencé à suivre le canal calédonien, canal qui a été creusé vers les années 1800, cela afin de relier Fort William à Inverness en but d’éviter le périlleux contournement du nord de l’Ecosse. Il est long de plus de 100 kilomètres et comporte presque 30 écluses

Nous demandons l’hospitalité à une maison près du canal, et voila que l’on nous donne les clefs d’une sorte de vestiaires, construits à l’attention des marins des alentours.

A l’intérieure, se trouvais douches, WC, prises, robinets et chauffage. L’abri 4 étoiles par excellence !

Nous testons se soir là le porridge aux hareng et cheddar, un vrai délice !

Tous installés dans nos sacs de couchage nous regardons sur notre petit ordinateur le film Braveheart, où l’action dans le film se déroule pas loin de notre emplacement actuel.

Le réveil du lendemain matin fut alors vraiment très originale :

Nous étions tranquillement en train d’immerger de notre nuit, lorsque la porte du vestiaire s’ouvra et voila que un Ecossais bien bourrus vient à nous insulter de toutes sortes de mots, et nous ordonne de quitter les lieux. Nous avons de cette expérience redécouvert un nouveau mot anglais : Fuck, qui peut s’employer dans plusieurs utilisations et construction de phrases brèves et insultante, aussi bien au passé, présent et futur. Point de conjugaison, le mot se suffit à lui-même.

Apparemment, il nous reprochait que l’on n’avait absolument pas le droit de dormir là où on l’a fait car se vestiaire était strictement réservé aux marins des alentours.

Bien entendu, il était tellement énervé qu’ils étaient inutile de lui expliquer que l’on étaient simplement trois marcheurs français, auxquels ont nous avais donné les clefs d’un vestiaire pour la nuit.

Sitôt après plié nos sacs, nous repassons à la maison d’hier afin de rendre les clefs ; le couple à bien rit lorsque on leur a expliqué notre mésaventure, et ils nous ont assuré que se n’était pas grave du tout et que la personne nous ayant viré était un «  asshole ».

 

Durant l’après midi, nous faisons une découverte vraiment féerique .Une grande partie d’une forêt avait été décoré par des guirlandes, des nains de jardins, des carillons, et bien d’autres merveilles encore. L’ensemble donnait à cette mise en scène une ambiance de conte de fées, et à plusieurs reprises, je me suis réellement posé la question si je ne m’étais pas simplement assoupi lors d’une sieste, et était en train de rêver.

Vers la fin de la journée nous apercevons près du rivage du lac Lochy, une petite cabane en rondins vraiment rustique. Ni une ni deux, nous décidons de nous y installer pour la nuit.

Comme repas : Du riz, du beurre et des épices, qui, mélangé à la situation, prenaient une tout autre saveur.

Nous passons la soirée autour du feu, et après avoir conté une histoire de Sylvain Tesson (Une vie à coucher dehors) à François et à Thomas autour de ce dernier, nous nous couchons dans notre abris de bois.

Le lendemain matin, après 600 grammes de bouillie d’avoine au chocolat, nous marchons jusqu’au village de Fort Augustus, village au bord du Loch Ness, dont son apparition nous à rappelé à l’esprit toute les légendes à propos de ce célèbre lac.

La visite de ce très beau village terminé, nous sommes reçu se soir par Tabea, une jeune prêtre, qui nous reçoit dans son église et nous installe dans son garage, faute de place à l’intérieur.

Nous sommes invité à prendre le petit déj le lendemain matin dans sa maison, et nous passons avec elle un bon début de journée.

Le sentier nous fit passer par le côté gauche du lac. Au fur et à mesure que nous prenons de la hauteur, le Loch Ness se dessine de plus en plus, et une fois parvenu en haut, la vue nous offre un panorama vraiment éblouissant.

Le soir, nous atteignons un petit village bien sympa, et sommes reçu par un couple assez discret, qui après nous avoir dit ok, nous débarrasse leur petite cabane de jardin et nous installent à l’intérieur. La soirée se passa pelotonné dans nos duvets, à manger du pain et des harengs en regardant sur l’ordinateur « Les survivants », un film parlant de survie et de froid. Parfait pour la situation !

Le lendemain, nos hôtes étant partis très tôt, nous avons vue qu’ils nous avaient laissé en guise de adieu, un sac de victuaille à l’entrée de la cabane avec un petit mot en français. Encore une fois j’exprime se bonheur lorsque de petites intentions comme celle la nous surviennent.

Journée ensoleillée aujourd’hui, mais à vrai dire, cela fait plus de 15 jours que le beau temps nous suit à la trace et apparemment, d’après certaines personnes rencontrées, ils est vraiment très rare d’avoir se genre d’interruptions de pluies en Ecosse. On ne va pas s’en plaindre, loin de là, mais par moments je me surprend à penser que une bonne tempête ou une pluie de plusieurs jours m’en ferai un peu plus chier, et le bonheur ressenti pour chacune des petites choses simple telle que manger un bol de soupe chaude, trouver un abri pour la pluie, se voir offrir un repas chaud, en serai décuplé.

Durant l’après midi, le sentier nous à fait suivre le Loch Ness par les hauteurs mais on a eu beau l’avoir observer, aucune trace du célèbre monstre !

Drumnadrochit, le village officiel du monstre nous apparaît au loin, et une fois là bas, nous trouvons les quelques dizaines de musée sur la créature et sa légende. A première vue la croyance populaire au sujet de l’existence de ce monstre serait seulement l’effet d’un magnifique exemple marketing.

Nous sommes reçu se soir par une famille vivant dans une grande ferme, avec plusieurs chevaux, et c’est à côté de ces derniers que nous nous installons.

Se qui a été marrant durant cette soirée, c’est que après que l’on nous a proposé de faire cuire notre riz chez eux, ils nous l’on tout simplement transformé en un plat somptueux en rajoutant du mais, des poivrons, des oignons, et du gigot d’agneau.

La journée du lendemain fut la dernière passée à longer le lac ; Il nous a de ce fait, dévoilé ses derniers points de vue sous une petite brume, dont l’effet d’intimidation me fait encore frémir.

Le sentier de l’après midi nous fait traverser des landes étendues parsemées de plusieurs forêts. Le soir, malgré le peu de maisons aux alentours, nous trouvons refuge dans une autre ferme, ou l’on nous proposa de nous installer dans le hangar à vaches. Chouette, cela faisait depuis la France que nous n’avions pas dormi avec des vaches !

Nous sommes invité par la suite à passer la soirée chez la sœur de la fermière.

Le lendemain, après un petit déjeuné assez tôt pris avec le mari, nous parcourons les derniers kilomètres de la Great glen ways.

A 13h, nous entrons dans la très belle cité de Inverness, la capitale des Highlands. Après une visite plus ou moins complète faute de temps, nous tentons, malgré le fait que l’on soit en ville, de demander l’hospitalité. Ce fut Claire, une artiste et professeur de violon, qui nous installe dans son studio de musique. Tout de suite après, elle nous demande si sa nous dirait de venir avec elle à un concert aux abords de la ville. Et bien sur que sa nous intéresse !!!

La soirée, du fait de la joyeuse tournure qu’elle a pris, fut vraiment super, et le lendemain matin Claire nous propose de rester une journée de plus.

Durant l’après midi, nous l’avons donc aidé à retourner son jardin afin qu’elle puisse y faire pousser de bons légumes bio. Claire nous a vraiment touché nous trois ; sa personnalité, plus qu’unique, était vraiment surprenante. En plus d’avoir constamment le sourire, elle semblait débordée d’une énergie bienfaisante qui arrivait en quelques sortes à influencer l’humeur de chacune des personnes se trouvant dans son périmètre… En sa compagnie, il était dur de ne pas être heureux. Et comme toute chose à une fin, nous la quittons le lendemain matin après avoir fait la connaissance de ses parents, venus à l’occasion de la fête des mères, fête qui à lieu en mars en Ecosse.

Nous passons la journée dans la ville, plus particulièrement au Mc Donald du centre, où la connection Internet pour la journée nous coûtait simplement une petite frite !

Le soir, après nous être un peu éloigné de la ville, une tempête de neige nous surprend et bien sur, nous n’avions plus d’abris. Nous passons la nuit, sous une petite avancée de toit d’un stade un peu en mode sans abris. Le lendemain, Thomas, après un mois de marche passé en notre compagnie, 450 kilomètres parcouru, des milliers de souvenirs gravés en chacun de nous, nous fit ses aux revoirs, et à 15 h, nous nous retrouvions à deux pigeons.

La prochaine étape de notre périple sera d’atteindre Aberdeen, ville située sur la côte Est de l’Ecosse, à environ 10 jours de marche, puis une fois là bas, essayer de trouver un moyen de rallier la Norvège par bateau, car apparemment toutes les connections par ferry entre le Royaumes unis et la Scandinavie ont été arrêté depuis Août 2008. Cela, afin d’obliger les personnes à prendre l’avion. Mais bien entendus, nous ne l’entendons pas de cette oreille et sommes bien décidé à trouver un cargo ou encore un bateau de pêche pour nous faire traverser l’océan.

A bientôt tout le monde

Jérôme

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La Great Glen ways le long du canal

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La foret enchanté (s’étalant dans toute la forêt)

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Cabane en bois parfaite pour une nuit

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Le fameux Loch Ness

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Aux crépuscule

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Un peu de hauteur

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Le studio de musique que Claire nous a prêté pour 2 nuits

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La cité d’Inverness

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Le lendemain, sous la neige

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Dernière photo tous ensemble avant le départ de Thomas

 

 

 

 

 

Une réflexion au sujet de « Partie 2: Des montagnes et des lacs »

  1. Salut, Jérôme et François,
    finalement j’ai commencé à vous lire! Merveilleux, et j’aime tant ton style vivant et direct, Jérôme! Je m’en rends compte maintenant seulement que cela aurait été une très bonne idée que de vous donner de quoi bouffer en route d’ici via Aberdeen! Mais nous, dans les maisons chauffées et les ventres pleines n’avons même pas l’imagination suffisante d’y penser! ça m’embête un peu en ce moment, mais je suis sure que vous êtes bien tout de même! J’entends qu’à Banff vous aurez l’opportunité de rester quelques jours avec une amie de Stephen. Bon, je vais aller me coucher maintenant, lire un peu – j’ai été au zumba ce soir en compagnie de Candice et de Valéria! Demain un peu de badminton au mation, mais vraiment il faut commencer un boulot de décorateur….pas envie! L’amie qui est mariée à un Novegien, m’avait répondu après votre départ: le meilleur serait le port d’Aberdeen et il faut simplement approcher les gens sur les bâteaux de cargo et demander…Elle se souvenait aussi d’un bâteau islandique qui partait de l’île de Shetland pour la Norvège, mais elle n’était pas sure si ça existe toujours. De toute façon vous êtes beaucoup plus proche d’Aberdeen que des îles!
    Bon, bonne continuation d’un voyage assez incroyable! Du temps plasiant et tiède et des rencontres magnifuques! C’était un grand plaisir de vous connîatre! Bises, Carola

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